2021 – l’ATTENTION

En 2021, le Mois de la Photo suit l’évolution de la Maison de l’Image et se renouvelle. Cette 9ème édition s’annonce comme une première étape vers une nouvelle formule qui verra le jour en 2022. L’identité du festival se renforce dans la perspective d’une programmation alternative :

Expositions, photographies, installations, rencontres, performances, événements hors les murs, projections…

Chaque année, la Maison de l’Image met en valeur des talents émergents avec la complicité de nombreux partenaires, et lance l’appel à projets du Mois de la Photo. Ce festival permet d’investir plusieurs lieux sur le territoire, pour un mois dédié à la photographie et à l’image. Il s’adresse à un large public, attiré par une programmation toujours plus ambitieuse grâce à la diversité des projets proposés. Les propositions retenues sont ensuite articulées pour construire une exposition collective, une programmation et un parcours qui interpellent le regard et questionnent notre relation à l’image.

La neuvième édition du Mois de la Photo se déroulera du 5 novembre au 5 décembre 2021 à l’Ancien Musée de Peinture à Grenoble.

Le programme détaillé arrive bientôt !

Mois de la Photo 2021 – Appel à projets

Mois de la Photo 2021 – Call for projects

Lauréats et longue liste du Mois de la Photo 2021

Fold © Arina Essipowitsch

Fold est une installation, faite à partir d’une impression recto verso de deux photographies montrant chacune un corps, à l’échelle un, présent sur un site particulier marqué par l’activité humaine. Les deux photographies sont subdivisées en carrés par des découpes et des plis permettant de rabattre l’ensemble des deux images sur une surface minimale d’un seul carré devenant ainsi un volume de 10 cm de hauteur, ou de les déplier en créant des volumes dans l’espace ou de déployer l’ensemble au sol sur une longueur maximale de 11,70 mètres. Chaque activation, pli, repli, déploiement, recouvrement et dévoilement, produit une nouvelle expérience d’interpolation visuelle et narrative entre l’image recto et celle au verso. Chaque activation de l’œuvre ouvre une nouvelle visibilité et narration potentielle.


Venir voir © Paul Montagnon

« Quand j’étais gosse je passais des heures à observer les montagnes. J’étais fasciné, impressionné et ému. Ce paysage magnifique, je n’en saisissais pas toutes les nuances. Sous les sommets il y a cette ruralité ; le bocage, les champs, les élevages toujours bien présents en Matheysine. Cette « chose » au milieu de laquelele j’ai grandi sans y faire attention, sans vraiment m’y intéresser, c’est aujourd’hui un milieu où je me plonge avec une curiosité sans cesse attisée et une certaine tendresse. L’agriculture nourrit la population mais elle dessine et entretient le paysage, elle est en première ligne d’une industrie et immédiatement concernée et amenée à s’adapter au changement climatique. Les sacrifices nécessaires à ces métiers, ils ne sont que rarement considérés comme tels car la plupart des paysans ou agriculteurs sont surtout passionnés et engagés corps et âme dans leur travail. Et si on entend beaucoup parler d’agriculteurs en rupture, on ne parle pas beaucoup des raisons pour lesquelles certains sont à bout. L’envergure de ces enjeux m’a poussé à leur laisser la parole, elles seront peut-être parfois contradictoires mais c’est aussi ce qui fait la richesse de ce milieu. »


Source. My river. © Maria Elena Bonet

« Le travail sur le projet Source. My river. a commencé en 2018 avec un intérêt pour le sujet des racines dans mon pays natal. À partir de mon expérience personnelle de la vie d’un fleuve, j’ai réfléchi au thème de l’identité ; des liens avec la terre natale ; sur l’impact de l’environnement sur la perception de la réalité et sa transformation de l’interne vers l’externe et vice versa. Cette expérience de la vie s’est révélée de manière particulièrement vive, précisément sur un territoire où l’histoire d’une culture et d’une nation d’origine est détruite, privant une personne d’un sentiment d’identité.
Je cherchais le fil conducteur qui me relie à mes ancêtres dans un territoire sans cesse détruit. J’ai découvert que les liens dans notre famille se forment à travers un amour partagé pour le fleuve et le sentiment de liberté qu’il suscite. Cette énergie du naturel de la rivière a été transmise de génération en génération en tant que mode de vie.

En arrivant dans mon nid familial, situé près du fleuve Néman, j’ai vu des dizaines d’arbres solides déracinés dont je me souvenais de mon enfance. Ce fut un choc. Les arbres forts le long de la rivière ont été détruits. Ce jour-là, en traversant chaque arbre, j’en ai vu un petit – des cerisiers en fleurs – avec des racines au-dessus du sol. Déraciné, il a fleuri avec des racines dans le ciel. Un arbre qui pousse avec ses racines dans le ciel. »


Longue liste

FrenchMasks.SGDG © Guillaume Dimanche à gauche.
L’île de Reil © Karine Portal à droite.

Jury

Nous remercions les membres du jury de cette année :

Benjamin Bardinet, président de la Maison de l’Image, historien de l’art, journaliste culturel.

Laetitia Boulle, directrice de la Maison de l’Image.

Céline Bresson, anciennement directrice de la Maison de l’Image.

Yuliya Ruzhechka, photographe, commissaire d’exposition, anciennement chargée du Mois de la Photo.

Gaël Payan, photographe, formateur à la Maison de l’Image.

Benoit Capponi, photographe, responsable du Studio Spiral, membre du comité de pilotage du Mois de la Photo.

Erich Zann, photographe, membre du comité de pilotage du Mois de la Photo.

Isabelle Saussol
, cheffe de projets culturels et pédagogiques pour l’association Les déclencheurs.

Stéphanie Nelson, photographe.

Jean-Luc Gailliard, chef de service adjoint développement, actions culturelles et coopération/chargé des arts visuels et du cinéma au département de l’Isère.

Pour plus d’informations :
claire.nicolas[a]maison-image.fr
04 76 40 48 35